Présentation

Béjaïa (en arabe : بجاية ; en kabyle : Vgayet [4] ou Bgayet [5] et transcrit en tifinagh : , anciennement Bougie sous les anciens départements français d'Algérie, est une commune algérienne située en bordure de la mer Méditerranée, à 180 km à l'est d'Alger, dans la wilaya de Béjaïa et la région de Kabylie. Elle est le chef-lieu éponyme de la wilaya de Béjaïa et de la daïra de Béjaïa.

Connue à l'époque romaine sous le nom de Saldae, elle devient au Moyen Âge l'une des cités les plus prospères de la côte méditerranéenne, capitale de grandes dynasties musulmanes notamment les Hammadites et une branche des Hafsides[6]. D'abord connue en Europe grâce à la qualité de ses chandelles faites de cire d'abeille auxquelles elle a donné son nom, les bougies, Béjaïa a également joué un rôle important dans la diffusion des chiffres arabes en Occident. Elle est aussi souvent désignée sous son nom francisé de Bougie, nom officiel durant la période de la colonisation.

Avec ses 177 988 habitants au dernier recensement de 2008, Béjaïa est en termes de population la plus grande ville de Kabylie. Elle est aussi, grâce à sa situation géographique, le plus important pôle industriel de la région, notamment par la concentration de nombreuses industries et la présence d'un des plus grands ports pétroliers et commerciaux de Méditerranée. Elle est dotée d'un aéroport international.

 

SITUATION GÉOGRAPHIQUE  Béjaïa est située à 181 km à l'est de la capitale Alger, à 93 km à l'est de Tizi Ouzou, à 81,5 km au nord-est de Bordj Bou Arréridj, à 70 km au nord-ouest de Sétif et à 61 km à l'ouest de Jijel.

Les coordonnées géographiques de la commune au point central de son chef-lieu valent respectivement 36° 45′ 00″ Nord et 5° 04′ 00″ Est.

 

COMMUNE LIMITROPHE DE BEJAIA  littoral méditerranéen et traversée par le fleuve de la Soummam, la commune de Béjaïa est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée et elle touche les communes de Toudja à l'est, d'Oued Ghir au sud et de Boukhelifa et Tala Hamza au sud-est. Elle couvre une superficie de 12 022 hectares

 

TRANSPORT ROUTIER  La ville est reliée à Alger, Tizi Ouzou, Bouira, Setif, Jijel et plusieurs localités kabyles par un important réseau routier. La ville de Béjaïa possède une gare routière. Des lignes de bus relient Béjaia aux villes du grand sud algérien, notamment Hassi Messaoud, Ouargla, Ghardaia, Laghouat, Djelfa et Bou Saada.

 

TRANSPORT FERROVIAIRE  Béjaïa possède une gare ferroviaire. L'autorail Béjaïa-Alger effectue une rotation aller-retour par jour entre Béjaïa et Alger. Un train de banlieue reliant Béjaia à sa proche banlieue devrait être mis en service prochainement; il a été conçu dans le but de désengorger le réseau existant et de désenclaver l'est de la région. La ligne bénéficierait d'une quinzaine d'aller-retours par jour et devrait desservir les villes de Beni Mansour, Tazmalt, Allaghan, Akbou, Lazib Ben cherif, Ighzer Amokrane, Takriets, Sidi Aich,Ilmaten, El Kseur, Oued Ghir et Béjaia.

 

TRANSPORT AÉRIEN  Béjaïa dispose d'un aéroport international dénommé Aéroport de Béjaïa - Soummam - Abane Ramdane situé à 5 km au sud de la ville.L'aéroport a d'abord été dénommé aéroport de Béjaïa - Soummam entre 1982 et 1999, du nom du fleuve Soummam qui se jette dans la Méditerranée à Béjaïa. L'aéroport a été inauguré en 1982 pour les vols nationaux et en 1993 pour les vols internationaux. L'aéroport a été nommé Abane Ramdane en hommage à l'homme politique algérien qui joua un rôle essentiel dans l'histoire de la guerre d'indépendance algérienne.

 

LE PORT DE BEJAÏA  Béjaïa dispose d'un port qui occupe le deuxième rang en Algérie par son volume d'activité, le port de Béjaïa derrière celui d'Alger ; débouché important pour une partie de la production régionale (minerais, vins, figues, prunes ou liège), il a donné depuis les années 1960 une place grandissante au pétrole et aux produits pétroliers tirés du Sahara (les hydrocarbures représentent 86 % de ses exportations en 2005). En 2008, il a été intégré au projet européen des « autoroutes de la mer » (ADM), aux côtés de Gabès, Agadir et Haïfa. Le port est destiné à devenir un hub portuaire de niveau mondial et par le lancement des travaux de réalisation de la plus importante gare maritime d’Algérie conçue sur la base de normes internationales.

 

Économie  La ville de Béjaïa possède un port de commerce international. Aujourd'hui la principale activité du port est l'exportation d'hydrocarbures. Cependant la ville de Béjaïa sert de marché local notamment aux produit locaux de l'artisanat, et des produits agricoles qui parfois sont exportés, Ainsi le port de Béjaïa est le plus important du pays en termes de volume d'activité derrière celui d'Alger. Les ports de Béjaïa et de Djendjen (Jijel) ont été retenus par les autorités algériennes pour participer à la nouvelle initiative de l’Union européenne portant création des Autoroutes de la mer (AdM) dont le but est d'augmenter les échanges intermodaux entre les ports de la rive nord et sud de la Méditerranée, comme c'est le cas notamment pour les ports de Marseille, Agadir, Gabes et de Haifa . La ville de Béjaïa bénéficie également d'une activité de port de pêche, c'est un des secteurs qui est amené à se développer dans le futur.Il faut donc remarquer que malgré le peu d'atout naturel et l'enclavement de la ville, Béjaïa figure parmi les villes les plus dynamique de l'Algérie. Cependant les infrastructures restent insuffisantes et le développement de la ville en est tributaire.

La ville de Béjaia tire aussi profit de la production agricole de la région de Kabylie en ayant le rôle de marché local voire d'exportation des produits, avec l'oléiculture, la production de figues et l'apiculture. Au niveau national c'est aussi le siège de certaines entreprises agroalimentaires comme Ifri et des groupes comme Cevital s'y sont installés.

Au niveau de l'artisanat, la ville tire surtout profit de la production locale de vannerie et de poterie. La ville de Béjaïa essaye aussi d'exploiter son magnifique littoral méditerranéen et son patrimoine historique pour développer une activité touristique, cependant la majorité des touristes sont des algériens ou des immigrés originaires de la région.

Culture  La ville a toujours été une ville déterminante pour le patrimoine musical très riche, et une ville appréciée des artistes algériens. En effet au début du siècle passé, il y eu création du conservatoire de musique andalouse par le Cheikh Sadek El Béjaoui qui sans conteste le premier chanteur algérien à obtenir un succès international. Cette école fut la source de plusieurs musiciens et chanteurs talentueux, à citer à titre d'exemple NGuib accompagnateur au banjo du chanteur Chaabi El Hadj Mohamed El Anka, et bien d'autres chanteurs dont le succès est actuellement à la une, comme Djamel Allam ou encore ou Majidziri. Après le décès du maitre de la chanson andalouse, l'école est prise en charge par l'association Ahbab El Cheikh Sadek El Bédjaoui présidée actuellement par son fils.

La musique à Béjaïa ne s'est pas arrêté là, puisqu'il y a eu émergence d'un courant musical plus populaire mêlant sonorités de chaâbi, de folklore kabyle, et la musique moderne, ce qui a rendu le patrimoine de la ville encore plus riche, à citer au chaâbi les chanteurs qui dominent sont Hcinou Fadli, Yacine Zouaoui et Mourad Zidiri, en folklore kabyle Abdelkader Bouhi, et à la musique moderne Djamel Allam qui bénéficie d'un succès international.

Le groupe azal est une formation composée de jeunes musiciens talentueux et ambitieux, qui on contribué au développement de la musique de la région en faisant intégrer modernité et tradition dans leurs activités, ce groupe se tourne actuellement vers le large public en préparant un album de fusion entre Folklore Kabyle, chaâbi, gnawi, et musiques occidentales.

En août, a lieu le festival annuel de la chanson engagée qui commémore la signature de la charte de la Soummam (août 1956), premier texte fondamental pour les institutions de l'Algérie moderne. L'association Project'heurts anime, chaque année les Rencontres Cinématographiques de Béjaïa, en 2010 ca sera la 9e édition. c'est l'une des manifestations culturelles les plus régulières de ce nouveau millénaire.

La ville de bejaia a donner un pole important d’écrivains parmi eux

 

 

UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAÏA  Béjaïa est un pôle universitaire important, la ville est dotée d'une université baptisée au nom de Abderrahmane Mira un martyr de la guerre d'Algérie. L'université est créée en 1983 avec un effectif de 205 étudiants et 40 enseignants pour passer à 22 792 étudiants pour 698 enseignants en 2006. L'université se déploie sur deux principaux sites: Targa Ouzemmour et Aboudaou. Elle compte actuellement sept facultés :la Faculté de Technologie, la Faculté des Lettres, des Sciences Humaines et du sport, la Faculté de Droit, la Faculté des Sciences Économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales, la Faculté de Médecine, la Faculté des Sciences Exactes, la Faculté de la Nature et de la Vie. L’évolution de la recherche scientifique au sein de l’université de Béjaïa est en progression permanente, elle est représentée actuellement par 20 laboratoires de recherche, agréés par le Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

La ville de Béjaïa comporte par ailleurs de nombreuses écoles de commerce et de gestion, dont l'École de sciences de gestion (ESG) et l'Institut International de Management (INSIM). La ville compte aussi plusieurs écoles de langues étrangères notamment l'anglais, le français, l'espagnol et l'allemand.

 

Patrimoine archéologique  En raison de son histoire très ancienne, Béjaia est une ville très riche en monuments, musées et points de vue : elle attire depuis le Moyen Âge des milliers de voyageurs, elle est une des destinations préférées de jeunes nobles européens venus pour faire leur éducation au contact des beautés antiques. Dans la deuxième moitié du siècle, cet afflux d'étrangers culmine, et s'enrichit de nombreux hommes de sciences désireux d'enquêter – dans un esprit encyclopédique – sur les savoirs rassemblés au fil des siècles. Aujourd'hui, elle fait partie des villes les plus visitées d’Algérie. Le centre-ville abrite un patrimoine archéologique qui comprend:

Les restes de l'enceinte fortifiée de la Porte Fouka

le Fort Moussa (dit Fort Barral)

Le Fort de la Casbah

La Porte dorée (ou la Porte de la mer)

La Citerne romaine

Le Cippe Romain (Pierre funéraire)
Restes de l'enceinte fortifiée de la Porte Fouka

Fort Moussa
La Casbah
Porte dorée (dite Porte Sarrazine)
Citerne romaine
Cippe romain