Revue de presse

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Mohamed Benazri, créateur

«J’œuvre pour le réveil notre mémoire méditerranéenne»

HORIZONS Publié le 10 septembre 2012

Mohamed Benazri est un jeune créateur qui donne du sens pour le bijou berbère. Né à Paris, il présente, depuis quelques années, une collection de bijoux, d’étoles, de tableaux, de sculptures et d’un jeu de cartes berbère. Sa collection matérialise les inscriptions lybico-berbères, une des plus anciennes écritures au monde.

A travers cette collection de bijoux en or, argent et bronze, stylisés pour hommes, femmes et enfants, l’artiste véhicule avec son œuvre une des civilisations les plus anciennes au monde. Il s’agit aussi, précise-t-il, de porter un message personnalisé, comme un témoignage d’intérêt pour les dix-sept mille ans d’histoire berbère sur les écritures. Jeune créateur, Benazri a publié un livret qu’il consacre à l’histoire secrète de cette écriture. «Quand on porte un bijou berbère, on transporte avec nous une civilisation, la plus ancienne au monde. Ce bijou peut donc être considéré comme un message, un témoignage d’intérêt», estime M.Benazri. Intemporels, sobres et lumineux, les bijoux que Benazri créent se déclinent en pendentifs, bagues, fibules, bracelets, boucles d’oreilles ou boutons de manchettes. Son œuvre constitue ainsi le prolongement d’un cheminement artistique exprimé également à travers des conférences, des statuettes, des tableaux, une collection de vêtements uniques ou encore un jeu de cartes. En 2010, suite à l’observation des enfants sur sa collection de bijoux, l’artiste a créé un jeu de cartes berbères, ludique, pédagogique et de bien-être: lettres berbères et leurs symboliques. «J’ai créé ce premier jeu de cartes berbères parce que mes quinze ans de recherches à travers plusieurs pays sur la civilisation berbère m’ont appris que nos mères et nos grands-mères portaient des bijoux pour se faire belles. Maintenant, je peux réveiller la mémoire de ma mère, de ma grand-mère et notre mémoire méditerranéenne», dit-il. Et d’ajouter: «Ma mère et ma grand-mère possèdent sur leur visage en tatouage facial, l’une des plus anciennes écritures au monde, soit avant le phénicien, l’hébreux, le grec, l’arabe et le latin. Chaque lettre berbère symbolise un message de bien-être: la liberté, l’amour, la fraternité, la santé et la fécondité». Benazri soutient que le jeu de cartes berbère qu’il a créé est un oracle, et chaque lettre a une force symbolique. «On peut y jouer sans être cartomancien», précise-t-il. Outre sa présence au Carrousel du Louvre, les salons du patrimoine

culturel et des métiers d’art et de création depuis six ans, Benazri est membre, depuis cinq ans, de l’Atelier d’Art de France. Peintre et créateur de bijoux et de vêtements-messages, passionné et anti-conformiste, l’artiste s’est nourri de ses voyages exploratoires en Afrique et en Amérique du Sud ainsi que de ses rencontres avec des peuples en voie de disparition pour construire un cheminement artistique basé sur la lumière et les couleurs. Collaborateur au sein d’entreprises du textile et de la mode pendant près de quinze ans, Benazri a fini par céder à ses envies artistiques il y a sept ans. Depuis, il développe son propre univers. Il ouvre un atelier-galerie dans le quartier de la Bastille où il propose ses bijoux, vêtements, peintures, jeu de cartes, objets d’intérieur et prodigue aussi ses conseils de décorateur. Il expose également de façon temporaire les créations d’autres artistes.

Djamel O.




5e édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles

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Le groupe Azaris remporte le premier prix

De notre envoyé spécial à Béjaia: Djamel O.
HORIZONS Publié le 8 septembre 2012

La clôture de la cinquième édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles, qui s’est tenue à Béjaia du 2 au 7 du mois en cours, s’est déroulée dans une ambiance festive, avec la remise des prix aux lauréats.

Le groupe Azaris a remporté la première distinction, le groupe Awal s’est adjugé le deuxième prix, tandis que le troisième est revenu au groupe Aglan. Les participants à cette manifestation culturelle se sont donnés rendez-vous pour l’année prochaine. Malgré le caractère festif de cette édition, les organisateurs de cet évènement ont réussi en même temps le pari d’offrir aux nombreux participants un espace de débat et de réflexion sur la chanson kabyle. Des spécialistes de la musique, de la chanson kabyle et de la culture amazighe, à l’image de Rachid Mokhtari et Abdenour Abdeslam, ont décortiqué lors de leurs brillantes interventions le contexte dans lequel est née la chanson engagée ainsi que le message qu’elle véhicule. En quête d’informations sur sa culture millénaire, le public, faut-il le souligner, a accueilli avec un grand intérêt toutes les communications. Les organisateurs ont été unanimes à affirmer que cette édition s’inscrit dans le même esprit que les précédentes. Elle vise à faire perdurer, en le ressuscitant, un héritage qui a gagné le rang de l’universalité grâce au génie des pionniers, dont Taos Amrouche et Iguerbouchen. C’est dire que cette édition, tout en rappelant le parcours des anciens, non pas par nostalgie, mais en pensant à ce qui devra se faire ultérieurement, se veut une passerelle entre l’ancienne et la nouvelle générations. Il est à souligner, par ailleurs, que l’hommage rendu à Youcef Abjaoui, grande figure de la chanson chaâbie kabyle, a constitué le point fort de cette cinquième édition du festival de la musique et de la chanson kabyles. Rachid Mokhtari, écrivain et critique littéraire, a présenté, mercredi dernier, une communication sur «Slimane Azem, entre poésie et chanson». Le conférencier n’a pas mis l’accent sur la thématique de l’exil telle qu’elle a déjà été traitée, mais a proposé une analyse critique d’un aspect du répertoire du chanteur populaire, notamment sur les chansons dans lesquelles le chanteur exprime une autocritique de sa posture de chanteur et, surtout, de poète. M.Mokhtari s’est aussi interrogé sur la perception des deux entités esthétiques, la chanson et la poésie, chez Slimane Azem. Se basant sur l’approche qu’en fait Ibn Khaldoun dans son livre «Moukadima» «Les prolégomènes», M.Mokhtari a abordé un sujet qui n’a pas été exploité dans les approches sémantiques des répertoires de la chanson de l’exil en général et du corpus des chansons de Slimane Azem en particulier. Dans son intervention brillante, en critique littéraire qu’il est, M.Mokhtari a saisi l’occasion pour rappeler l’origine de la chanson de l’exil, mais aussi, et surtout, les sources d’inspiration des premiers textes relevant de ce genre. Le lendemain jeudi, Boudjemaa Rabah, animateur, a animé une conférence sur «la radio Bougie 1946-1962». Pour faire connaître au public les premiers moments de l’aventure de la radio de Bejaia, l’intervenant a retracé avec force détails l’histoire de la radio de la ville éponyme en remontant jusqu’aux périodes d’essais, à savoir celles qui ont vu naître la première chorale féminine de la chanson kabyle. Notons qu’en plus des ateliers de musique dédiés uniquement aux enfants âgés entre huit et seize ans, des conférences thématiques traitant de la chanson et de la musique kabyle, des soirées artistiques ont été animées durant tout le festival aussi bien à l’esplanade de la maison de la culture Taos Amrouche qu’à travers plusieurs communes.

Dj.O


5e édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles

Animation tous azimuts

De notre envoyé spécial à Béjaia: Djamel O.
HORIZONS Publié le 7 septembre 2012

La cinquième édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles qui se tient depuis dimanche dernier, à Bejaia se poursuit avec au menu un riche programme qui répond à tous les goûts.

L’organisation d’ateliers de musique pour enfants âgés de six à seize ans ainsi que l’animation de soirées artistiques au niveau du chef lieu de wilaya et d’autres localités sont un autre pan de cette animation du festival. Ainsi, le public se sera délecté tour à tour avec les voix Salim Mabed, Ouali Massinissa et Safia ont animé un gala artistique au chef-lieu communal de Tinebdar, au moment où Idir Akfadou, Kaci Boussaâd et Rachid Ferhani se produisaient dans la commune d’Akfadou. En parallèle, le concours pour la meilleure chanson continue de drainer de jeunes artistes en herbe à cette manifestation culturelle en vue de démontrer leurs aptitudes dans le domaine. La preuve est donnée par le groupe Thala de Boumerdès qui a épaté l’assistance. Le groupe a interprété avec brio deux chansons et a de fortes chances de remporter un prix à l’issue du présent festival. Dans le hall de la maison de la culture Taos-Amrouche, Hocine Ouaguenini, professeur de musique, dispense aux enfants les rudiments de la musique classique pour leur faire aimer la magie des notes. Entouré de chérubins, le musicien explique avec patience à ses «élèves» comment apprendre à jouer de la guitare. Le message semble passer très vite. Pour cause, les enfants apprennent rapidement quelques notes musicales et demandent même à leurs parents de leur acheter des guitares. «C’est la première fois que j’assiste à un cours de musique. Je ne m’y connais pas, mais j’arrive grâce aux conseils, en vingt minutes, à jouer correctement deux notes», affirme, le sourire aux lèvres, Karim, un jeune écolier. Pour sa part, le musicien estime que la musique n’a pas eu sa part dans l’enseignement. C’est pourquoi, dit-il, les enfants ne s’y intéressent pas. M.Ouaguenini pense que la musique n’est pas enseignée à l’école, même si elle figure dans le programme scolaire, parce qu’elle est déconsidérée, en plus du problème du manque d’enseignants. «Les étudiants en musique, une fois leur diplôme obtenu, choisissent souvent de travailler dans les studios ou accompagner les artistes pour gagner facilement leur vie. Un enseignant de musique gagne beaucoup moins qu’un musicien qui joue dans les fêtes. C’est pour cela que les autorités en charge de la culture doivent mettre en place une politique à même de donner à cette matière la place qui lui revient de droit», soutient-il. Hacène Ahres, Farid Gaya et Salim Houassi ont électrisé la foule lors du gala qu’ils ont assuré à l’esplanade de la maison de la culture de Bejaia, affirme que cette manifestation qui s’enracine dans le paysage culturel local vise la valorisation et la promotion de la création artistique et ce, en encourageant l’épanouissement de jeunes vocations. Dédié exclusivement à la musique et la chanson, en ce qu’elle a de ferveur et de fraîcheur dans la nouveauté artistique, ce rendez-vous culturel annuel tend, faut-il le souligner, à préserver et à mettre en valeur le patrimoine immatériel kabyle. Dj O.

Refrain estival - 5e édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles

Béjaia en fête

De notre envoyé spécial à Béjaia: Djamel O.
HORIZONS Publié le 4 septembre 2012
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Béjaia est en fête depuis dimanche dernier. Et pour cause, elle abrite jusqu’à vendredi prochain la cinquième édition du Festival culturel local de la musique et de la chanson kabyles, avec la participation de grandes figures de la chanson kabyle et d’artistes en herbe en quête de promotion.

Ces artistes sont venus de plusieurs wilayas pour participer à cette manifestation culturelle à la fois pour se faire connaître et, peut-être, remporter un des trois prix qui leur permettra de se lancer dans le domaine artistique. Les organisateurs de ce festival annuel essaient de suivre les traces des anciens artistes et de découvrir de nouveaux talents capables de reprendre le flambeau. Cette quête est visible à travers la diversité et la richesse du programme mis en place. Lundi dernier, outre les ateliers de musique et de chants destinés aux enfants, organisés à la maison de la culture Taos Amrouche et d’une exposition de bijoux berbères, le linguiste Abdenour Abdeslam et l’archéologue Mohamed Benazri ont animé deux conférences traitant de la chanson kabyle et de la symbolique du bijou. M.Benazri a, d’emblée, souligné que la femme kabyle ne se tatouait pas le visage pour se faire belle mais pour faire passer des messages. D’autant que chaque lettre, chaque signe symbolise quelque chose. «Nos mères et nos grands-mères ne se tatouaient pas seulement par souci d’esthétisme. Elles le faisaient aussi parce que l’alphabet tifinagh véhicule des messages de paix, de liberté, d’espoir, de chance et, surtout, d’amour», a-t-il expliqué. M.Benazri, qui a consacré plus de quinze ans de recherche à l’origine de l’écriture berbère, a précisé qu’il vise par son travail méritoire, faut-il le souligner, «à réveiller notre mémoire méditerranéenne», parce que, a-t-il estimé, «la femme kabyle aujourd’hui se tatoue beaucoup plus pour se faire belle». Abdenour Abdeslam a présenté, de son côté, une communication portant sur «les quatre étapes de la chanson kabyle». Devant une faible assistance, il a retracé avec force détails l’histoire de la chanson kabyle engagée. M.Abdeslam a, de prime abord, fait savoir que la poésie a été depuis la nuit des temps l’arme du paysan kabyle. En Kabylie, a-t-il affirmé, les poètes ont depuis toujours écrit de très beaux poèmes sur les maux qui ont marqué leur époque. Dans ce cadre, il a rappelé qu’en 1885, Smaïl Azikiw, aède originaire de Bouzeguène, a dénoncé avec une rare virulence l’armée française qui utilisait à cette époque déjà comme chair à canon, d’humbles paysans pour conquérir et coloniser Madagascar. Quelques années après la Seconde Guerre mondiale, a-t-il enchaîné, des poètes ont appelé

le peuple algérien à résister contre l’oppresseur. M.Abdeslam a noté qu’après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, certaines chansons révolutionnaires ont pu passer entre les mailles de la censure. Il a cité, dans ce contexte, «Afagh a yajradh thamourth-iw» de Slimane Azem et «A yemma svar ur ttru» de Farid Ali. La soirée a été agrémentée par le gala que Kheloui Lounès, Haddad Fatah et Abbas Ath Rzine ont animé à la grande salle de la maison de la culture. Artistes connus et reconnus sur la scène artistique nationale, les trois vedettes de la soirée ont littéralement enflammé leurs admirateurs. Leurs fans sont venus nombreux assister à cette soirée artistique haute en couleur et riche en sonorités. L’assistance reprenait en chœur les chansons qui ont fait connaître Lounès Kheloui, qui n’a pas chanté à Béjaia depuis quelques années. Hamid B., musicien, se dit heureux d’avoir assisté à ce gala pour la simple raison que Lounès Kheloui est l’un des interprètes incontournables de la chanson chaâbi kabyle, qu’il n’a pas revu sur scène à Bejaia depuis longtemps. «C’est un plaisir de voir les jeunes chanter avec leur idole. C’est la preuve que la jeunesse s’intéresse non seulement à la chanson rythmée mais aussi à la chanson à thème», a-t-il affirmé. Par ailleurs, et pour ne pas priver les nombreux amoureux de la musique et de la chanson kabyles d’un tel évènement, les organisateurs de cette manifestation culturelle ont décidé d’organiser des soirées artistiques dans les wilayas de Tizi-Ouzou et Bouira.

Dj. O.

Chanson kabyle

Fetta peaufine son quatrième album

HORIZONS Publié le 9 septembre 2012

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La chanteuse Fetta compte mettre prochainement son quatrième album sur les bacs. A quelques retouches près, elle affirme que ce produit, composé de onze titres, est fin prêt.

L’artiste affirme que ce nouveau-né est un hymne à la vie, la femme et l’amour. «Dans ce CD, je chante l’amour, la vie et ce qu’endure la femme algérienne. J’essaie d’expliquer à mon public, à travers mes chansons, que la vie est belle, qu’on a le droit d’aimer, de vivre heureux, en harmonie avec nous-mêmes. Je parle aussi de tout ce à quoi la femme fait face, parce que dans notre société, celle-ci est toujours considérée comme un être fragile, donc à protéger», souligne-t-elle. Fetta a fait son chemin dans la chanson lentement mais sûrement. La preuve, elle ne cesse de faire parler d’elle dans le milieu artistique depuis la sortie de son premier album. Sa prestation à l’occasion de la cinquième édition du festival local de la musique et de la chanson kabyles, qui s’est déroulée la semaine dernière à Bejaia, n’a pas laissé indifférent son nombreux public. Auteur-interprète-compositeur, Fetta s’est imposée sur la scène artistique grâce à son travail remarquable et, surtout, au timbre particulier de sa voix. Fetta affirme s’inspirer de son vécu pour écrire ses chansons. «Je ne triche jamais quand je compose mes textes, parce que je me sers souvent de ma propre vie pour écrire mes chansons. Je chante sur divers thèmes, en particulier la femme», note-t-elle. Soulignons que la chanteuse est venue tardivement à la chanson. Elle n’a enregistré sa première cassette qu’au milieu des années quatre-vingt-dix, parce qu’elle n’avait pas les moyens financiers. Comme beaucoup de jeunes artistes, elle a pris son mal en patience et a dû attendre longtemps avant de concrétiser son rêve. Cependant, l’attente n’est pas vaine puisqu’elle a réalisé son projet. «Après l’enregistrement de mon premier album en 1994, je l’ai, faute d’éditeur, rangé dans un tiroir pendant douze ans. Mais dès sa sortie, il s’est bien vendu et a eu un accueil favorable et du public et de la critique», dit-elle avec humilité. A l’instar de beaucoup de chanteurs, Fetta se plaint du problème de piratage. Beaucoup de ses textes ont été soit piratés soit repris sans son aval. Cela étant, elle interpelle les autorités afin de mettre un terme à cette pratique qui ne fait qu’enfoncer l’art et l’artiste. Par ailleurs, Fetta est en tournée artistique dans quatre wilayas (Bouira, Jijel, Bejaia et Bordj Bou-Arreridj), à partir du 24 du mois en cours. Fetta a, également, joué dans plusieurs films d’expression amazighe, tout comme elle fait des doublages. Djamel O



LE JEUNE INDEPENDANT Dimanche 02 septembre 2012

Festival culturel local de la musique et de la chanson kabyle

L’hommage à Youcef Abdjaoui

La 5e édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles ouvrira ses portes, aujourd’hui, dimanche 2 septembre, sur l’esplanade de la maison de la culture Taos-Amrouche de Béjaïa, en étant dédiée jusqu’à sa clôture, vendredi prochain, à l’artiste regretté Youcef Abdjaoui.

D’ici au vendredi 7 septembre, à la maison de la culture Taos-Amrouche de Béjaïa, la cinquième édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles rendra hommage au grand chanteur du genre, le regretté Youcef Abdjaoui. Le coup d’envoi sera donné par le chanteur Akli Yahyatène, lors d’un gala d’ouverture sur l’esplanade du même établissement culturel en compagnie d’autres artistes. Aussi, la projection d’un documentaire sur le parcours de Youssef Abdjaoui sera-t-elle donnée durant la même journée.

Au programme de cette semaine d’activités diverses, les organisateurs ont prévu des spectacles de rue dans la ville de Béjaïa, des concerts, des ateliers de musique, des expositions et des conférences. Toutes ces activités seront réalisées dans huit communes de la wilaya, à savoir Amizour, Aokas, Kheratta, Akbou, El-Kseur, Akfadou, Tinebdar et Barbacha. Des conférences seront animées, notamment par le chanteur Kamel Hamadi sur la vie et l’œuvre de Youcef Abdjaoui, ce monument de la chanson Kabyle et des témoignages seront également apportés. Des proches de Youcef Abdjaoui participeront également à cette manifestation annuelle. Cette nouvelle édition sera aussi marquée par quatre autres conférences. Elles seront animées par Azri Ben Mohamed sur «Les bijoux berbères, bijoux message» ; Abdenour Abdeslam sur «La chanson kabyle» ; Rachid Mokhtari sur «Slimane Azem, entre poésie et chansons» ; Boudjemaa Rabah animera une autre rencontre sur le thème «La radio de Bougie entre 1946 et 1962».

Plus de quarante artistes, notamment ceux de Béjaïa se produiront sur la scène de la maison de la culture. De plus, des vedettes nationales seront à l’affiche chaque soirée. Au total, huit wilayas seront représentées durant cette manifestation culturelle. Les participants viennent de Jijel, Bordj Bou Arréridj, Sétif, Bouira, Boumerdès, Tizi Ouzou et Alger. Trois artistes locaux se produiront en dehors de la wilaya dans le même cadre. Il s’agit de Djamel Allam à Tizi Ouzou, Kamel Aït Ali et Wissem à Bouira. Des ateliers de musique et de chants destinés aux enfants de 8 à 16 ans seront aussi au menu avec un gala consacré à cette catégorie d’âge. Celui-ci est baptisé «Graine de Star» et sera animé à la grande salle, la veille de la clôture. Un jury désignera aussi, à la fin du festival, les trois meilleurs groupes. Ces derniers seront récompensés pour leurs efforts. Lors d’un point de presse, donné le 29 août dernier, la directrice de la maison de la Culture Taous-Amrouche, Mme Gaoua Salima a affirmé que de nouveaux talents font partie de la manifestation. Une façon de les encourager et de leur donner la chance de montrer ce qu’ils savent faire.

De Béjaïa,

Noureddine Bensalem